compte-rendu AG 0.1 - FONCTIONNEMENT INTERNE
REFLEXIONS PRINCIPALES
- Un point sur lequel Jérémy et moi avons déjà eu l’occasion de réfléchir et débattre à plus d’une reprise : comment diversifier les sources de chiffre d’affaires de la librairie sans trop dénaturer son positionnement et s’écarter de son objectif originel, la diffusion la plus efficace et la plus productive du savoir. Nous avions notamment écarté les options de la papèterie, de la carterie, des services de recherches bibliographiques payants. Le groupe a fait émerger de nouvelles perspectives intéressantes à considérer : projets d’édition en lien avec la dimension alsatique, commercialisation de la cartographie à l’air libre ?
Pistes à suivre et questions diverses
- Quelles sont les formes et les modalités du bénévolat ? Etant donné l’ouverture que nous apporte le statut de SCIC, nous préférons laisser la porte ouverte à toute forme de bénévolat plutôt que d’être directif et de risquer de limiter l’esprit d’initiative de chacun. Les interventions des bénévoles, quelles qu’en soient les formes, seront bien évidemment accomplies dans une stricte observance du cadre légal. Vous trouverez, ci-dessous, un article de synthèse tiré du site des SCIC.
- Uniforme des libraires ? Eventuellement, dans le cadre des animations où il peut être utiles que les organisateurs soient identifiables. Au quotidien, je suis plutôt réservé car je pense que cela peut créer un biais relationnel en mettant en exergue la relation vendeur-client, et dénoter avec l'ambiance conviviale et l'esprit coopératif.
A vos commentaires !
Extrait du site www.scic.coop sur le bénévolat
La possibilité d'associer des bénévoles dans le sociétariat des Scic est mentionnée à l'article 19 septies de la loi du 10 septembre 1947 (modifiée par la loi sur les Scic du 17 juillet 2001).
L'intérêt collectif d'une Scic est concrétisé par le multisociétariat qui réunit différents types d'associés qui s'unissent au-delà de leurs intérêts premiers pour co-gérer ensemble une activité au service d'un intérêt collectif. C'est la raison pour laquelle en plus des salariés qui ont un lien de production avec la coopérative, et des bénéficiaires qui ont un lien d'usage, il a paru nécesaire qu'il y ait des tiers, quelle que soit leur nature.
Dans cette perspective, la mention des bénévoles comme associés potentiels vise particulièrement les associations 1901 qui se transforment en Scic : on peut ainsi conserver une place de "tiers" pour les anciens membres du conseil d'administration de l'association qui change de nature juridique.
Ceci étant, des bénévoles entrant dans le capital d'une Scic peuvent être identifiés dans des catégories qui portent un autre nom que "catégorie des bénévoles" et qui identifient mieux le type de lien qu'ont ces associés avec la coopérative : soutien, éthique, fondateurs, experts, ....
ATTENTION ! Les bénévoles sont cités dans la loi Scic pour leur participation au sociétariat, pour ce qu'ils peuvent apporter à la gestion de la Scic dans son double engagement économique et social, pas pour une participation directe à l'activité de la Scic qui pourrait être assumée par un salarié : il n'est pas question de déroger au droit du travail ni d'autoriser le travail dissimulé. Une tâche récurrente et qui implique une subordination ne peut être accomplie par des bénévoles, fussent-ils associés de la Scic.
En conséquence, une Scic doit se conformer et se limiter strictement à ce qui est autorisé en matière d'activité bénévole dans une entreprise commerciale.
NB : ne pas confondre bénévolat et volontariat (un volontaire a un statut particulier)
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